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Afrique du Sud : le président Ramaphosa dénonce une violence "provoquée et planifiée". Depuis le 9 juillet et l'arrestation de l'ancien président Jacob Zuma, l'Afrique du Sud est en proie à des émeutes et des pillages. Les violences ont fait au moins 212 morts, selon un nouveau bilan vendredi. En visite dans l'est du pays, épicentre de la crise, le président Cyril Ramaphosa a dénoncé vendredi des troubles "planifiés". Les violences qui agitent l'Afrique du Sud depuis près d'une semaine ont fait au moins 212 morts, a annoncé le gouvernement vendredi 16 juillet, revoyant spectaculairement à la hausse le bilan de 117 morts annoncé la veille. Le gouvernement sud-africain cherche désormais des responsables. Les troubles et les pillages en Afrique du Sud "ont été provoqués, il y a des gens qui les ont planifiés et coordonnés", a accusé le président Cyril Ramaphosa, lors d'une visite à Durban, dans l'est, où les violences ont éclaté le 9 juillet. "Nous allons les poursuivre, nous en avons identifié un bon nombre, nous ne permettrons pas l'anarchie et le chaos" dans le pays, a-t-il ajouté, alors que la police enquête sur 12 personnes soupçonnées d'être derrière le déchaînement de violence de ces derniers jours. "Un sabotage économique" La veille, le gouvernement avait annoncé qu'"une de ces personnes a déjà été arrêtée et la surveillance a été accrue sur les 11 autres", par la voix de la ministre de la présidence, Khumbudzo Ntshavheni, qui avait dénoncé "un sabotage économique". Les premiers incidents ont éclaté dans la province du Kwazulu-Natal à l'est, la semaine dernière, au lendemain de l'incarcération de l'ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. Ils se sont ensuite étendus à l'agglomération de Johannesburg, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid. Le président, en visite pour la première fois dans la province zouloue depuis le début de cette crise, une des plus sévères traversées par le pays depuis l'avènement de la démocratie post-apartheid, a assuré qu'il était resté en contact, heure par heure, avec les responsables de la province et les forces de l'ordre. Il s'est dit "extrêmement préoccupé par ce qui s'est passé ici". Les destructions "nous font revenir en arrière, en termes de reprise économique", a encore regretté Cyril Ramaphosa. Dans l'agglomération de Johannesburg, six morts supplémentaires ont été recensés vendredi, portant le total à 32, a détaillé la ministre de la présidence, Khumbudzo Ntshavheni, lors d'un point-presse, alors que dans la province du Kwazulu-Natal, 89 morts supplémentaires ont été ajoutés au décompte de jeudi, portant le bilan total à 212 morts.
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