En Sierra Leone, des manifestations contre la vie chère tournent à l'émeute
Au moins deux personnes ont été tuées dans la capitale Freetown, mercredi soir : deux policiers, lynchés par la population. Un couvre-feu a été instauré. Des routes coupées, des barrages dressés et des pneus brûlés. À Freetown, les manifestations se sont rapidement transformées en affrontement entre jeunes et la police. Deux policiers ont été lynchés, des postes de police ont été détruits, des bâtiments publics saccagés et des bus incendiés. À l’origine de cette explosion de colère, un appel à un rassemblement pacifique initié par un groupe de femmes commerçantes pour protester contre la vie chère. Le rassemblement a été interdit par la police. Parallèlement, des appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux pour demander la démission du président Julius Maada Bio. Pour Ibrahim Tommy, de la société civile, il y a certes une inquiétude face à la situation économique, mais qui n’explique pas les débordements d'hier. « Les gens ont de nombreux griefs. Ils sont en colère, ils sont préoccupés par la situation économique, par leurs conditions de vie. Les prix des produits de première nécessité ont fortement augmenté ces dernières années, avec le Covid et plus récemment la guerre en Ukraine. Mais cela ne peut pas expliquer ce à quoi on a assisté hier. C’est incompréhensible. » Ces violences ont principalement éclaté dans un quartier est de la capitale contrôlé par l’opposition, ainsi que dans plusieurs villes du nord du pays où l’opposition est majoritaire. Mercredi soir, le gouvernement accusait d'ailleurs certains hommes politiques de manipuler les manifestants, et notamment la jeunesse désœuvrée, à des fins personnelles. Une élection présidentielle est prévue d'ici à un an et le président Julius Maada Bio, au pouvoir depuis 2018, est critiqué pour n'avoir fait suffisamment pour s'attaquer à la corruption et à l'inflation. Le pays est l’un des plus pauvres du continent, avec plus de 40% de la population qui subsiste avec moins de deux dollars par jour. La Cédéao a réagi en condamnant « fermement » ces violences ayant « conduit à des pertes en vies humaines ». Elle appelle également au respect de la loi et à l'identification des responsables pour qu'ils soient présentés devant la justice
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