RDC: des tirs à Bukavu après l'incursion d'un groupe rebelle maï-maï

RDC: des tirs à Bukavu après l'incursion d'un groupe rebelle maï-maï Des tirs ont été entendus depuis le milieu de la nuit du mardi 2 au mercredi 3 novembre à Bukavu, dans l'est de la RDC. Selon l'armée, un groupe rebelle a fait une incursion pour tenter de libérer certains de ses membres emprisonnés. La situation pour le moment restait trouble ce mercredi matin à Bukavu. Des tirs étaient toujours entendus vers 6h30 TU, notamment au niveau de Mongongu et de Major Vangu, et sur la route qui mène à Panzi, dans une partie de la commune de Kadutu, au sud de Bukavu. « La situation est totalement sous contrôle », a toutefois assuré en début de matinée dans un communiqué Théo Ngwabidje Kasi, le gouverneur du Sud-Kivu. Toutes les forces armées, les policiers, les militaires sont en état d’alerte comme à la résidence du gouverneur du Sud-Kivu, autour du poste de commandement militaire, de la radio-télévision nationale congolaise (RTNC Bukavu) et sur les entrées principales de la ville. Dans les rues de Bukavu, il y a quelques curieux, mais il n’y a presque pas de circulation constatée dans plusieurs coins. Les troubles ont commencé dans la nuit de mardi à mercredi lorsqu’un groupe de combattants identifiés par l’armée congolaise, comme des Maï-Maï CPC64 en provenance de Bunyakiri ont envahi une partie de la ville de Bukavu dans les quartiers situés entre les communes d’Ibanda et de Kadutu. Appel à limiter ses déplacements Le porte-parole de l’armée à Bukavu, le major Dieudonné Kasereka indique que ce groupe a tenté d’attaquer la base militaire située dans le quartier industriel et a attaqué également l’ancien bureau de commandement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ici à Bukavu et tenté aussi d’attaquer la station radio-télévision nationale congolaise avant d’être repoussé par les FARDC. Le commandant de la 33e région militaire, général Bob Kilubi Ngoy, a appelé au calme et à limiter les déplacements, avant midi à Bukavu. Il indique que les assaillants ont été enfermés dans un coin de Bukavu afin de limiter les dégâts collatéraux.