Actualité non titrée

Guinée : les forces spéciales affirment détenir le président Alpha Condé Un groupe de soldats mutins a annoncé, dimanche, en Guinée, à la télévision nationale, la dissolution de la Constitution et du gouvernement dans ce qui s'apparente à un putsch. Mais le ministère de la Défense dément. Plusieurs soldats mutins ont annoncé, dimanche 5 septembre, en Guinée, lors d'une courte apparition à la télévision nationale, la dissolution de la Constitution et du gouvernement dans ce qui s'apparente à un putsch, mais le ministère de la Défense a assuré dans le même temps que les assaillants avaient été repoussés. Des tirs nourris ont retenti, dans la matinée, près du palais présidentiel, dans le centre de Conakry, et des convois de véhicules transportant des troupes sillonnaient les rues de la capitale, selon un journaliste de Reuters sur place et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.  Une situation confuse et tendue à Conakry  L'accès au seul pont reliant le continent à la presqu'île de Kaloum, l'un des quartiers de la ville, qui abrite le palais présidentiel et la plupart des ministères, a été bloqué, selon une source militaire, et de nombreux soldats, certains lourdement armés, se sont déployés autour de la présidence. Un haut responsable gouvernemental a déclaré que le président Alpha Condé était sain et sauf, sans donner d'autres détails. "Le président Alpha Condé va très bien. La situation est sous contrôle", a déclaré un allié du chef de l'État dans une vidéo postée sur la messagerie WhatsApp. Des vidéos diffusées dimanche sur les réseaux sociaux montrent des membres des forces spéciales en train d'arrêter le président Alpha Condé en Guinée. Ces images n'ont pu être authentifiées dans l'immédiat. Il était également difficile dans l'immédiat d'identifier les auteurs des fusillades. Des membres des forces spéciales manifestant leur colère pour un motif encore inconnu seraient impliqués, selon une source militaire. Deux civils blessés, selon des témoins Trois témoins interrogés par Reuters ont dit avoir vu deux civils blessés par balles. Des images montrant des tirs nourris d'armes automatiques ou de véhicules militaires s'approchant du siège de la banque centrale, près de la présidence, ont été relayées sur les réseaux sociaux sans que Reuters ait pu les vérifier dans l'immédiat. Un journaliste de l'agence sur place a pu voir deux files de véhicules blindés et de pick-ups transportant des soldats se diriger vers le port autonome de Conakry, également situé non loin du palais présidentiel. Alpha Condé, qui est âgé de 83 ans, a été réélu en octobre dernier pour un troisième mandat de cinq ans à la suite d'une réforme de la Constitution vivement critiquée par l'opposition. Plusieurs dizaines de personnes sont mortes dans des violences liées au scrutin.