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Afghanistan: les talibans continuent d'avancer mais Biden «ne regrette pas» le retrait Après une offensive éclair, les talibans ont réussi à s'emparer, en quatre jours, de huit capitales provinciales. L'étau se resserre à présent autour de Mazar-i-Sharif, carrefour commercial et plus grande ville du nord de l'Afghanistan, et aussi autour de Kandahar et de Lashkar Gah au Sud – deux fiefs historiques des insurgés – ainsi qu'à Herat, dans l'Ouest. Interrogé mardi sur l'avancée des talibans, Joe Biden a dit ne pas regretter sa décision de retirer les troupes américaines, mais assuré que les États-Unis n'abandonnaient pas le pays. « Nous avons dépensé près d’un milliard de dollars sur 20 ans, a déclaré le président américain. Nous avons formé et équipé plus de 300 000 membres des forces de sécurité afghanes. Les dirigeants afghans doivent s’unir, ils doivent se battre pour eux-mêmes, pour leur nation. J’insiste sur le fait que les États-Unis vont tenir leurs engagements. Apporter un soutien aérien, faire en sorte que leur forces aériennes sont opérationnelles, fournir la nourriture et l’équipement nécessaire à leurs troupes et payer tous les salaires des militaires. Mais ils doivent se battre. » La violence des combats a entraîné d'importants déplacements de population en Afghanistan : plus de 240 000 depuis mai 2021 et le retrait des forces américaines et internationales. Les affrontements ont fait plus de 4 000 blessés depuis le 1er août, selon le CICR. « À moins que toutes les parties ne retournent à la table des négociations et ne parviennent à un règlement pacifique, la situation, déjà atroce pour tant d'Afghans, ne fera qu'empirer », a averti Michelle Bachelet. La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme s'inquiète de la prolifération des milices pro-gouvernementales mobilisées contre les talibans et qui pourrait également mettre en danger les civils. Cet appel à un arrêt immédiat des combats dans les villes vient s'ajouter à celui du CICR, qui demande aux parties en conflit de protéger de toutes attaques et dommages collatéraux les hôpitaux et les infrastructures de soins, pour pouvoir continuer à venir en aide à la population. Réunion à Doha Sur le plan diplomatique, l'émissaire américain pour l'Afghanistan est au Qatar pour exhorter les talibans à cesser leur offensive et à négocier un accord politique. Doha accueillait en effet, ce mardi 10 août, une réunion internationale avec des représentants du Qatar, des États-Unis, de Chine, du Royaume-Uni, de l'Ouzbékistan, du Pakistan, des Nations unies et de l'Union européenne. Le processus de paix entre le gouvernement afghan et les talibans s'est ouvert en septembre dernier au Qatar, dans le cadre de l'accord de paix conclu en février 2020 – entre les insurgés et Washington – prévoyant le départ total des troupes étrangères d'Afghanistan. Ce retrait doit être achevé d’ici au 31 août 2021. Discussions au point mort Mais les discussions sont au point mort et les talibans ont lancé une offensive en mai, quand a débuté ce retrait final. L'initiative diplomatique de ce mardi a peu de chances d'aboutir au vu de l'évolution sur le terrain et de l'avancée fulgurante des insurgés. Or, Washington l'a dit et répété : rien ne saurait bouleverser le retrait effectif du pays d’ici à la fin du mois. Les talibans contrôlent désormais plus de 60% du territoire. Après s'être emparés en plus de trois mois de vastes portions rurales d'Afghanistan, puis de postes-frontières clés, les insurgés avancent à un rythme effréné et contrôlent depuis vendredi sept capitales provinciales, dont cinq au nord du pays, une région pourtant traditionnellement opposée aux talibans. Après Taloqan, Sari Pol, Sheberghan et Kunduz, les insurgés ont envahi lundi Aybak, Farah ce mardi dans l'ouest du pays, région frontalière de l'Iran, ainsi que Pul-e Kumhri dans le Nord. Vendredi dernier, c'est la capitale de Nimruz, Zaranj, qui est tombée sous leur contrôle. Les combats se concentrent désormais autour de Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du Nord, dont la prise porterait un coup dévastateur au gouvernement d'Ashraf Ghani. « Les gens sont déjà en train de fuir la région ; le prix des billets d'avion a explosé. Et nous sommes passés de 3 ou 4 vols quotidiens à près d'une dizaine de départs par jour. Les habitants cherchent à quitter Mazar par tous les moyens pour rejoindre Kaboul ou d'autres provinces qui sont encore à l'abri des talibans », témoigne Bachir, un citoyen de Mazar-i-Sharif, au micro de Vincent Souriau, du service international de RFI. « Si les combats continuent, s'ils s'approchent du centre-ville, l'aéroport sera leur cible numéro 1 afin de couper les liaisons aériennes et d'empêcher la fuite des officiers de l'armée afghane. J'espère que l'armée et la population seront en mesure de résister, parce que la chute de Mazar-i-Sharif, c'est la chute de tout le nord de l'Afghanistan », conclut cet habitant. Autres capitales dans le viseur des talibans, celles du Helmand et de Kandahar au Sud.
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